Invoque moi au jour de la détresse ; Je te délivrerai, et tu me glorifieras (2)

En 2009, à Douala (Cameroun), alors que j’étais couchée dans ma chambre, je ressentis subitement une très grosse fatigue ; j’avais du mal à parler. Je fus transportée d’urgence à l’hôpital. Le médecin diagnostiqua une complication inflammatoire aigue.

Hospitalisée dans un état grave et coincée financièrement pour la prise en charge, je contactai plusieurs membres de ma famille, ainsi que les responsables et quelques fidèles de l’Eglise pour solliciter leur aide. Personne (ni les membres de l’église, ni les membres de la famille), ne se déplaça pour me voir ; je ne reçus également aucun coup de fil.

Mon état était vraiment grave et je ne pouvais être prise en charge sans argent. Je me mis à prier Mon Seigneur qui me mit à cœur d’appeler mon ancien employeur, PDG d’un cabinet informatique où j’avais eu à travailler. Après hésitation, je l’appelai comme Le Seigneur me l’avait demandé et lui expliquai mon problème. Elle me demanda dans quel hôpital j’étais. Je lui donnai le nom de l’hôpital qui était à 3 min à peine en voiture de son lieu de travail. A peine j’avais raccroché qu’elle était déjà dans ma chambre. Je me souviens encore de son regard rempli de compassion. Emue de compassion en me voyant, elle décida de prendre en charge tous les frais : au moins une semaine d’hospitalisation, les frais d’examens et les médicaments. En voyant les repas qui étaient servis à l’hôpital, elle demanda à sa gouvernante de m’apporter un repas complet tous les midis et tous les soirs. J’avais du mal à réaliser ce que je vivais ; j’avais l’impression de rêver.

Lors de mes échanges avec maman Fali, elle comprit malgré mon silence sur certains faits que j’étais en difficulté là où je vivais. Je vivais chez une ancienne de l’église qui n’était pas du tout tendre avec moi.

A la fin de mon séjour à l’hôpital, maman Fali me demanda de venir vivre chez elle et qu’une chambre m’attendait.

Elle m’accueillit avec ses enfants et son mari dans sa belle maison à Bonapriso (un beau quartier de Douala). J’étais très heureuse au sein de cette famille. Les enfants de maman Fali, son mari ainsi que tous les membres de sa famille (oncles, tantes, nièces, grands-parents, cousins, cousines,.) m’avaient adoptée et aimée comme si j’étais née et avait grandi au sein de cette famille. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐮𝐧𝐞 𝐟𝐚𝐦𝐢𝐥𝐥𝐞 𝐦𝐮𝐬𝐮𝐥𝐦𝐚𝐧𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐦’𝐚𝐯𝐚𝐢𝐭 𝐚𝐜𝐜𝐮𝐞𝐢𝐥𝐥𝐢𝐞 𝐬𝐚𝐧𝐬 𝐬’𝐨𝐩𝐩𝐨𝐬𝐞𝐫 à ma f𝐨𝐢 𝐞𝐧 Jésus-𝐂𝐡𝐫𝐢𝐬𝐭. Je pouvais prier à la maison, aller aux différents cultes, à mes veillées de prière, et même recevoir les membres de l’église à la maison. Maman Fali a été une très grande bénédiction dans ma vie.

Voyant que je suis une 𝐩𝐞𝐫𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞 fidèle 𝐞𝐭 𝐥𝐨𝐲𝐚𝐥𝐞, maman Fali me confia la gestion de ses finances et projets personnels. J’avais la procuration sur ses comptes et je m’occupais de toutes ses transactions financières ; ses affaires se portaient bien par la grâce de Dieu. Le Seigneur était avec moi pendant tout mon séjour chez elle, et il lui est souvent arrivé de le témoigner.

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