La sainte cène, a été instituée par Jésus pour commémorer sa mort, pour symboliser la nouvelle alliance, pour représenter la communion d’un peuple racheté réuni à sa table, et pour anticiper le festin messianique à venir.
Jésus a institué la Cène lors du dernier repas pascal qu’il a célébré avec ses disciples le soir avant sa crucifixion (Mt 26:17-20, Mt 26:26-28; 1 Co 11:23-26). A cette occasion, il a demandé à ses disciples de perpétuer le souvenir de son oeuvre par un double geste: partager un pain et boire à la même coupe.
Pour comprendre ce sens de la Cène, il faut considérer ce que représentait la Pâque juive célébrée chaque année. Celle-ci permettait de conserver le souvenir du jour où les Israélites avaient été protégés de la mort par le sang d’un agneau mis autour des portes de leurs maisons, et ensuite libérés de l’esclavage de l’Égypte (Ex 12). Le repas de la Pâque, institué par Dieu, commémorait cet événement. A cette occasion, un agneau immaculé était égorgé, rôti tout entier et mangé durant la nuit avec des pains sans levain et des herbes amères (De 16:1-7). De cette façon, les croyants vivaient à nouveau les événements passés comme s’ils y participaient eux-mêmes.
De même, la Cène conserve le souvenir du sacrifice de Christ dont le sang justifie et protège le croyant (Ro 5:9) et le délivre du péché (Ap 1:5b). Jésus-Christ a été l’Agneau de Dieu qui s’est offert pour le salut du monde (Jn 1:29; 1 Pi 1:18-19). Le repas de la Cène est la commémoration du sacrifice de Christ; il est célébré « en mémoire » de lui (1 Co 11:24-25).